ÉCRITS

COLLATÉRAUX

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Détail

Mots tracés au seuil
D’un monde qui s’offre à l’œil
Sous un jour différent

Les pays, les continents, les nuées de gens
Le mouvement incessant
L’empressement

Le monde est vaste, c’est vrai
Vertigineux à souhait
Mais le monde des humains n’est rien
Face à la profondeur des nuits
Arpentées en ta compagnie

Le monde ne m’engloutit plus
Les remous de ses océans
S’étalant à perte de vue,
Les étendues des déserts
Où l’infini se réverbère
Me semblent n’être qu’une fragile esquisse
Qu’on gomme d’un mouvement de la main
Factice
Face à la densité d’un lien

Le jour où j’ai croisé ton chemin
C’était la fin
De la pression qui m’habitait
De cette manie de regarder ailleurs
Quel que soit l’endroit où j’étais
C’était la fin
De l’impression d’écoulement continuel
Dans un abîme artificiel
La fin de l’égarement dans l’immense
Absence de sens
D’une existence
La fin de l’angoisse d’être traversée
Par des jours sans cesse répétés
La fin de la condamnation
A l’arrière-gout d’incompréhension
Au fond de chaque conversation

A présent c’est terminé
Depuis que j’ai compris que t’existais
J’ai vu se profiler la paix
Au cœur du monde et sa démence
Renaissance

Tout s’harmonise au rythme d’un pas lointain
Serein
Traversant un champ de bataille
Qui n’est maintenant plus qu’un détail

 

  • Créé le .

Charlotte Dubost

"On fait de toi un produit
A la merci de quelques-uns
Qui sont esclaves, eux aussi
Mais se persuadent d’être souverains"

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