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Je suis… mal identifié

Souvent tu me prends pour le vide, mais je suis juste l’inconnu
Je t’attire et te rends fébrile à la fois
Je suis une question simple qui pourtant te fait douter de toi
Je suis la manifestation la plus claire de la division de ton être
L’irrationalité sans frontières qu’un combat intérieur fait naître
Je suis ta respiration qui s’accélère, tes muscles qui refusent d’obéir
Et pourtant tes pas vont nous réunir

Ton corps se fige comme la roche
Un premier pas intérieur nous rapproche
Et brave la tempête d’émotions rugissant
Sous la surface de ton calme apparent

Tant de fois, l’élan portera ton second pas
`Et se fissurera avant d’achever son chemin en toi
Fragmenté en milliers d’éclats
Figés dans l’éternité de la seconde en suspens
Avant l’effondrement
Comme les embruns d’une vague brisée
Éparpillée dans l’air par le flanc d’un rocher

Souvent tu me prends pour l’épreuve, mais je suis la leçon
Tu en auras les preuves à notre confrontation
Toi, qui me scrutes, absorbé par l’intemporel
Oscillant, comme égaré entre Terre et Ciel

Vient le pas suivant
Quand regardant ton cœur tu comprends
Et que l’abandon détrône le renoncement

Alors tu avanceras encore
A l’encontre des battements qui martèleront ton corps
Libéré des pensées qui te tirent en arrière
Et renaissent centuplées lorsque tu les fais taire
Tu avanceras, portant en toi l’incandescence
Qui percera le cœur de l’hydre de ta conscience

Saturé jusqu’aux os de décharges électriques
Embrasser l’impuissance à l’instant fatidique
Et tous les doutes qui planent le long d’une trajectoire
Le pas du lâcher-prise
Celui qui aiguise
La lame qui gravera en toi
La phrase ailée qui te portera
« J’ignore ce qui vient, mais ça ira »

Tu me prends parfois pour la fin,
Je suis l’entrebâillement d’une porte au travers duquel brille le potentiel de l’incertain
L’écho d’un dernier pas serein
Un compte à rebours que rien n’interrompra
L’appui d’un rebord que tu oublies déjà
L’esquisse d’un futur que tu oublies enfin

Tu me prends souvent pour une chute, mais je suis l’envol
Que tu trouveras en son sein
Les cendres de tes peurs qui s’immolent
Pour écrin
Trois, deux, un

  • Créé le .

Charlotte Dubost

"On fait de toi un produit
A la merci de quelques-uns
Qui sont esclaves, eux aussi
Mais se persuadent d’être souverains"

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