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Tourisme à Venise

J’ai mal à l’âme ce soir
D’un excès de néant
Et j’ai mal à l’espoir
Que j’agrippe fiévreusement

Lorsqu’on choisit d’ouvrir les yeux
Le cœur ne peut rester intact
La vérité s’adresse à ceux
Qui savent encaisser son impact

En enfer au moins les gens crient
Et parfois souffrir vaut mieux
Qu’une sournoise anesthésie
Qui te tue à petit feu

Plongeon dans l’incohérence
Dont l’inconscience est l’écume
Le vide de sens y est si dense
Qu’il dérobe les mots à ma plume

Noyade dans la consommation
D’un troupeau bien conditionné
A vivre dans une illusion
En se contentant d’exister

J’ai égaré mes pensées
Au milieu de ce carnage
Seule me vient l’envie d’hurler
Hurler à en devenir barge

Tout cet argent éparpillé
Dans des plaisirs artificiels
Qui pourrait sauver la journée
Du pauvre errant dans les ruelles

Indifférence corrosive
Foule piétinant les mains tendues
Pour aller s’étendre, lascive,
Sur des montagnes de superflu

Je veux vomir, donner des coups
La rage dans ma gorge serrée
La douleur roulant sur mes joues
Humanité, humanité…

Espoir

Grain de poussière dans une tempête
Frappé d’un coup par l’éclair
Réveil brutal sur une planète
Dont l’ombre ressemble à l’enfer

La misère bousculée sans cesse
Par tous les bourgeois qui se pressent
A remplir les sacs dans leurs mains
De choses chères qui ne valent rien

Infanticide mondialisé
Commençant avec l’école
Qui sait si bien nous préparer
Aux murs gris de nos geôles

Pris en traître dès l’enfance
Par la peur et la souffrance
On est plus facile à dresser
Une fois qu’on a été brisé

Des vies régies par les horaires
Les vraies prisons de notre époque
Constant viol publicitaire
De nos âmes souillées qui suffoquent

Alors on se range à sa place
On s’habitue à se taire
On se façonne un cœur de glace
Et on accepte les œillères

Au milieu de ça, cri d’espoir
Milliers de voix sortant du noir
Milliers de regards revêches
Qui ont vu la lumière d’une brèche

Aujourd’hui, j’y joins ma voix
Ma foi a grandi avec moi
Je crois si fort en tant de choses
Qui détruiront toutes ces scléroses

  • Créé le .

Charlotte Dubost

"On fait de toi un produit
A la merci de quelques-uns
Qui sont esclaves, eux aussi
Mais se persuadent d’être souverains"

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